Samedi 20 mai 2006 6 20 05 2006 19:55

Synopsis :

Il y a vingt ans, Jack a survécu à l'enfer des Territoires. Aujourd'hui, pour l'amour d'une femme et la vie d'un enfant, il va franchir une nouvelle fois la frontière... French Landing, paisible bourgade du Wisconsin, est terrorisée par un serial killer. Désemparé, le shérif local fait appel à son ami Jack Sawyer, un ancien flic de Hollywood. L'enquête conduit Jack jusqu'à une maison que l'on dit hantée, nichée au fond des bois. L'endroit réveille en sa mémoire les échos d'un monde parallèle : autrefois, pour sauver sa mère, Jack a pénétré la contrée magique et terrifiante des Territoires. Aujourd'hui, il a tout oublié. Et il a peur de son passé. Très vite, d'étranges messages lui parviennent et l'enquête de police se change en quête fantastique... Il ne s'agit plus de démasquer un serial killer mais d'arracher un enfant des mains du souverain ds Territoires, le Roi écarlate. Pour Tyler, petit garçon aux cheveux blonds, et Judy, la mère de celui-ci, Jack est prêt à mourir - pire, à replonger dans les Territoires...

SPOILERS INSIDE !!!

La petite ville de French Landing est la cible d'un tueur maniaque qui s'attaque à de jeunes enfants : après les avoirs dépecés, ils les abandonnent dans des endroits saugrenus. Déjà deux enfants ont péri et un troisième a disparu. La police locale, dirigée par Dale Gilbertson, n'a pas la moindre piste. Dans la maison de retraite voisine, un des pensionnaires, Charles Burside, dit Burny, pose de sérieux problèmes : atteint du syndrome d'Alzheimer, il alterne période de folie et période de rémission de façon étonnante ; il est probablement le seul cas où les rémissions durent aussi longtemps. Si personne n'arrive à savoir d'où il vient réellement, ses actes sont pour le moins étranges et il serait intéressant d'essayer de comprendre qui il est. Depuis quelques temps, Judy, connue pour son courage et sa bravoure, épouse aimante et mère attentive, dérape. Bien avant le début des disparitions, elle a basculé dans un état de peur permanente, a des tics nerveux, et se met à divaguer. Les cauchemars qui la hantent concernent un Roi écarlate. Et le fait que son fils soit la quatrième victime désignée du Pêcheur, comme l'a surnommé la presse locale, ne va pas arranger son état ! Dale, complètement dépassé par les évènements va faire appel à Jack Hollywood Sawyer, qui l'a déjà aidé dans une enquête. Jack n'est autre que Jack la Vadrouille qui a réussi, il y a 20 ans, à sauver sa mère en traversant les Territoires et s'il ne veut pas s'impliquer dans cette affaire, c'est qu'il a refoulé au plus profond de lui-même l'existence des Territoires. Jack finira par accepter ses responsabilités car il en est bien conscient : il n'y a que lui pour arrêter le massacre...

16 ans après la parution du Talisman des Territoires, Peter Straub et Stephen King ont repris la plume ensemble pour nous raconter la suite des aventures de Jack Sawyer. Nous volons en compagnie des deux auteurs au travers de French Landing, suivant avec une inquiétude croissante les puissances à l'oeuvre. Si le livre s'adresse directement à nous (nous sommes en permanence sollicités par nos deux narrateurs), il faut avouer qu'il vaut mieux avoir lu le premier volume et connaître l'oeuvre de King pour comprendre toutes les nuances du Talisman des Territoires 2. Le risque dans le cas contraire ? Etre un peu perdu, c'est tout : une légère gêne car il n'est pas caché que ce livre s'inscrit dans l'histoire de la quête de la Tour Sombre (qui, signalons le est une oeuvre de King, seul). Qu'à cela ne tienne, si vous ne connaissez pas, vous pourrez suivre mais vous vous poserez certaines questions quand à la Tour qui régit les mondes, Roland. Plutôt conseillé pour les habitués de Stephen King, donc. Mais aussi une bonne façon de le découvrir.

Par Thanos - Publié dans : Bouquins
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Samedi 20 mai 2006 6 20 05 2006 18:29

Synopsis :

Espagne, 1944. Fin de la guerre.
Carmen, récemment remariée, s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l'armée franquiste.
Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe. Pan, le gardien des lieux, une étrange créature magique et démoniaque, va lui révéler qu'elle n'est autre que la princesse disparue d'un royaume enchanté.
Afin de découvrir la vérité, Ofélia devra accomplir trois dangereuses épreuves, que rien ne l'a préparé à affronter...

 

Plongez dans les méandres du Labyrinthe de Pan avec la bande-annonce du dernier long métrage de Guillermo Del Toro ! Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes, Le Labyrinthe de Pan marque le retour du réalisateur en Espagne après un grand séjour à Hollywood avec Hellboy et Blade 2. Considéré par l'auteur lui-même comme une sorte "d'annexe" à L'Echine du diable, Le Labyrinthe de Pan trace les mésaventures de Ofélia, une petite fille vivant pendant la période franquiste, qui découvre au fond de son jardin un labyrinthe gardé par le diabolique Pan. En attendant d'en savoir plus sur ce conte horrifique qui sortira sur nos écrans en novembre 2006, voici les premières images de ce qui s'annonce comme l'un des événements majeurs de la fin de l'année !


Découvrez ici la bande-annonce du "Labyrinthe de Pan" ! (Format Macromédia - version originale)

Par Thanos - Publié dans : Cinéma
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Samedi 20 mai 2006 6 20 05 2006 16:42
L'âme triste est pareille
Au doux ciel de la nuit, 
            Quand l'astre qui sommeille           
De la voûte vermeille
A fait tomber le bruit ;
 
Plus pure et plus sonore
On y voit sur ses pas
Mille étoiles éclore
Qu'à l'éclatante aurore
On n'y soupçonnait pas !
 
Des îles de lumière
Plus brillante qu'ici
Et des mondes derrière,
Et des flots de poussière
Qui sont " mondes aussi "
 
On entend dans l'espace
Des choeurs mystérieux
Ou du ciel qui rend grâce,
Ou d'un ange qui passe
Ou de l'homme pieux
 
 Et pures étincelles
De nos âmes en feu,
Les prières immortelles
Sur leur brûlantes ailes
Nous soulèvent un peu !
 
Tristesse qui m'inonde 
Coule donc de mes yeux
Comme une onde féconde :
Il faut que l'homme pleure
Il faut que l'homme meure.
Par Thanos - Publié dans : Le Microcosme de Thanos
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Lundi 8 mai 2006 1 08 05 2006 15:43

 Synopsis :

Sharon est une petite fille adoptée, sage et adorable. Son attitude change néanmoins complètement lors de ses crises de somnambulisme la nuit : elle dessine des choses bizarres, et parle de "rentrer chez elle à Silent Hill". Ses parents, inquiets, décident de réagir. Contre l'avis de son mari, Rose part avec Sharon à la recherche de la mystérieuse ville. Sur place, le cauchemar va commencer : Silent Hill est une ville fantôme, coupée du reste du monde, et au passé cauchemardesque ayant une furieuse tendance à ressurgir...

Avec le nombre d'adaptations ratées de jeux vidéo au cinéma ces dernières années, l'annonce d'un Silent Hill porté par Christophe Gans à l'écran sonnait comme l'espoir ultime de voir le genre trouver ses lettres de noblesses. Car si le jeu vidéo rend souvent brillamment hommage au cinéma, l'inverse ne s'est encore jamais produit. Avec Silent Hill, nous tenons l'une des licences les plus prometteuse sur grand écran. Avec Christophe Gans, nous tenons le type même de réalisateur suffisamment habité par les jeux vidéo et le cinéma pour que le résultat soit de haute tenue. Néanmoins avant d'entamer la décortication de mon verdict, il faut remettre les choses à leur place : un jeu reste un jeu, et un film reste un film. A savoir que le processus d'adaptation n'est pas sans danger, et surtout que si la conversion d'un livre en images a presque un siècle d'expérience derrière elle, celle des jeux vidéo n'a pas encore trouvé un semblant de charte. En ça, l'adaptation de Silent Hill par un cinévore se fixant comme objectif premier de satisfaire à la fois les "gamers" et les cinéphiles prend des allures de projet à l'ambition démesurée, voire un défi complètement fou. Les pièges étaient nombreux. Ont-ils été évités ? Pas tous, mais le résultat provoque un énorme enthousiasme viscéral, une sorte de plaisir rare devant un écran.

Depuis Le Pacte des Loups, Christophe Gans a changé et est à la fois resté le même. On retrouve ainsi chez le réalisateur toute sa propension à soigner à l'extrême l'esthétique de ses images. Que ce soit l'apparition d'un monstre, une scène d'action dans un couloir, des plans anodins sur une voiture roulant vite, un simple mouvement de caméra à l'intérieur du véhicule, Rose parcourant son jardin en petite tenue ou se tenant allongée contre un arbre avec sa fille, chaque plan est d'une beauté à couper le souffle. Gans sait quand et comment faire bouger sa caméra, et lorsque le cadre se fixe pour des dialogues ce sera toujours sous un angle, avec des décors en fond ou une lumière bien précise pour que l'ensemble reste riche et cohérent. L'univers esthétique de Silent Hill est maîtrisé dans les moindres détails et l'immersion qu'il propose rappelle à ce niveau l'efficacité de ses précédents films. En même temps, la fracture avec Le Pacte des Loups est immense, notamment par un style beaucoup plus sobre et posé. Pas de ralentis, pas d'accélérations, tout passe dans les cadres, le découpage et le montage (Sébastien Prangère et David Wu sont encore de la partie), ce qui en soit s'imposait de par le sujet.

Cette exigence artistique de cinéaste démarque immédiatement Silent Hill des Resident Evil et autres apocalypses sur pellicule, en sentant sur toute sa durée le bon cinéma. Le pari d'un jeu vidéo transformé en film est donc relevé avec un brio esthétique et grammatical à faire rougir de honte le moindre blockbuster tiré d'un scénario original. En ça, et malgré les défauts que je vais relever, Silent Hill marque un tournant : celui du film d'horreur moderne à l'univers riche et passionnant sur tous les niveaux. Exit les Mila Jovovich ne trouvant de consistance qu'en brandissant ses flingues et ses highkick, et même Romero prend un coup de ringardise avec son Land Of The Dead. C'est dire.

Le revers de la médaille était alors de tomber dans les pièges des jeux vidéo qui même dans les cas les plus fouillés comme la saga Silent Hill se permettent des simplifications scénaristiques. Si le tissu narratif global du film est fluide et parfaitement adapté au grand écran, on note tout de même quelques petits signes de faiblesse, notamment dans l'introduction. Vite expédiée, elle ne semble en effet presque servir que de prétexte à rentrer dans le vif du sujet. Un choix radical pardonnable lorsqu'on a une manette entre les mains mais qui devient légèrement frustrant à l'écran. Heureusement, Silent Hill appartient à cette catégorie de films où le meilleur est à venir et non l'inverse, et parvient à se faire rapidement pardonner ce raccourci. Cet exemple met en valeur un piège de l'adaptation voulue parfaite : en bâclant ses dix premières minutes, l'histoire rappelle l'espace d'un instant qu'elle est tirée d'un jeu, qui, à l'instar du genre entier, cherche à exposer les faits en même temps que le sujet au détriment d'une introduction que tout le monde aurait zappé en pressant le bouton "Start".

Le film démarre véritablement au moment où Rose (Radha Mitchell) prend la route avec sa fille. Le jeu nous plongeait progressivement dans un cauchemar éveillé, le film y parvient également. Certes les frissons ne sont plus tout à fait là où ils étaient sur console, les conditions n'étant plus les mêmes : nous ne sommes plus seuls dans une pièce face à notre écran et aux commandes de notre alter-ego virtuel en danger de mort, mais dans une salle de cinéma présentant un film à l'expérience ne durant "que" deux heures. Pour contourner cet handicap, Silent Hill possède deux atouts majeurs : le premier est l'atmosphère oppressante et malsaine du jeu totalement palpable ici, le second est la présence d'un réalisateur connaissant parfaitement les codes du film d'horreur et arrivant à instaurer quelques moments de haute tension chez le spectateur. Il serait difficile de dire que Silent Hill fait peur tellement ce serait réducteur : ses qualités vont bien au delà des simples sursauts d'un slasher banal. La plongée dans le cauchemar est progressive, et jamais sur toute l'histoire on ne se sent à l'aise, que ce soit dans les scènes plongées dans les ténèbres où les monstres apparaissent, ou celles de lumière où le mystère et l'inquiétude planent constamment.

La plus grande réussite au delà de la reconstitution de la ville enfouie dans la brume et les cendres réside incontestablement dans le passage vers la dimension des ténèbres. La recette demeure relativement simple : une sirène se met en route au loin, la lumière baisse jusqu'à disparaître et laisser la place à un écran noir. Rose s'éclaire alors avec ce qu'elle peut (un briquet, une torche) et découvre le décor se transformant de ruines en un cauchemar rouillé où les créatures de Dante prennent vie et hurlent leur douleur en avançant vers leurs victimes. Le tout porté par une bande-son démentielle, démonstrative à souhait et pourtant d'une richesse et d'une finesse inouïe.

Si Gans impressionne par ses goûts artistiques, ils se prolongent jusqu'au niveau des effets spéciaux. Usant d'artifices mécaniques ou d'acteurs pour la plupart des créatures, Pyramid Head ("MAIS OMG" ... "MAIS RHAAAAAAAA LOVELYYYYYY!" copyright Gally ;) ) *bave* et les infirmiéres, les effets générés par ordinateur se montrent bluffant. Passé la première attaque de monstres dans une ruelle (où leur chaire en synthèse demeure trop voyante), les effets s'enchaînent tout en étant merveilleusement intégrés aux personnages et décors. L'ensemble est organique, dérangeant, bref mit en scène avec le même soucis d'esthétisme que le reste, lui apportant là encore une cohérence manquant aux autres adaptations de jeux vidéos vite moulinées.

L'autre inquiétude que l'on pouvait avoir se situait au niveau des acteurs. Connu pour rester un peu trop derrière son combo sur les plateaux de tournage, Gans n'a jamais été un excellent directeur d'acteurs. On aura donc une nouvelle fois quelques reproches à l'encontre des deux personnages principaux : Radha Mitchell remplit parfaitement sa figure esthétique de femme fragile en détresse, mais perd en partie de sa crédibilité lorsqu'elle est obligée de débiter ses dialogues. Laurie Holden de son côté cherche trop à coller à son personnage de femme forte (forcément, elle est flic) et ne nuance pas assez son jeu pour ne pas paraître de temps en temps caricaturale. L'énorme surprise provient alors des personnages secondaires, à commencer par Deborah Kara Unger en sorcière humaine et torturée, et la jeune Jodelle Ferland qui incarne trois personnages avec brio. Sans oublier Alice Krige et son timbre de voix terrorisant qui font de ce gourou hanté un personnage fascinant. Sean Bean de son côté remplit son rôle en faisant du Sean Bean, dans une intrigue secondaire qui paraîtrait futile si elle n'était pas aussi bien découpée dans l'histoire et n'amenait pas à une conclusion assez troublante (bien qu'étant le seul élément prévisible du film). Bref, Silent Hill trouve en ses deux acteurs principaux des éléments esthétiques redoutables, mais handicapant lors des scènes de dialogues. Une caractéristique finalement assez proche de la mentalité des plus grand classiques d'horreur, où les actrices - souvent fétichisées - ne servait que d'instrument artistique.

L'histoire en elle-même reprend les forces et faiblesses du jeu, à savoir un développement progressif impressionnant ayant pour point de départ un postulat en apparence trop simpliste. Son originalité n'est certes pas sa première qualité, mais la manière dont elle est dévoilée au fur et à mesure par des non dits avant d'éclater dans un flashback et un final sous forme de bain de sang gore hautement jouissif, lui confère toute la justesse que l'on pouvait espérer, avec les défauts encore inhérents au genre.

Silent Hill s'impose donc comme une révolution en matière d'adaptation de jeu vidéo à l'écran, mais bouscule également le genre complet du film d'horreur populaire tel que nous le voyons depuis une dizaine d'années au cinéma. Son ambition lui apporte une force considérable et quelques petites faiblesses qui, à la sortie de la salle, ne sont pas sans rappeler que l'on vient de voir un film de Christophe Gans. Ce dernier marque également une petite rupture tant attendue dans sa (pourtant courte) filmographie : la réappropriation d'un sujet. La démarche est osée, le pari en partie rempli, et le plaisir incommensurable de découvrir autant de cinéma sur 2h07 de pellicule suffit à générer l'enthousiasme. Je conseille à tous le monde d'aller voir ce film et que vous l'avez aimer ou non, vous reconnaitrez au moins qu'il a le don de sortir de l'ordinaire ;) En tout cas pour moi c'est une oeuvre grandiose... une chose est sûre : ce film me restera gravé comme une grande expérience cinématographique, mettant mal à l’aise, et maîtrisé de bout en bout par une équipe qui sait ce qu’elle fait... LE meilleur film que j'ai vu cette année au ciné ^^ Démons et merveilles... "Dans mes nuits mouvementées, je vois cette ville Silent Hill... tu m'avais promis de m'y emmener encore un jour, mais tu ne l'as jamais fait"

 

Tio PS : Sony emballé par la qualité du film a proposé aussitôt à Christophe Gans de mettre en scène la suite ^^

Par Thanos - Publié dans : Cinéma
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Samedi 6 mai 2006 6 06 05 2006 20:20

Salut les petits clous, je suis de retour et ravi d'être de nouveau parmi vous ^^

J'avais un probléme de mise à jour avec les drivers de ma carte graphique, impossible à faire que se soit avec les derniers pilotes ou le driver standard fournis sur le cd d'accompagnement de la carte vidéo et ce même après moult formatages du c: -_-

Ca a l'air de marcher pour le moment *cross the fingers*

Par Thanos - Publié dans : Le Microcosme de Thanos
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